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Les Montagnes Noires

Les Montagnes Noires occupent le centre du continent énorien. Cette chaine de très hauts sommets arides et perpétuellement enneigés sépare les royaumes du Paristan et du Madistan et se prolonge au sud par la zone des collines, à cheval sur le Paristan et le Nalimastan.

Seules les parties basses, les vallées et les contreforts des Montagnes Noires sont habités, et les Montagnards sont réputés pour leur courage. Ils mènent une vie rude en élevant des argals (autrefois appelés argalons), sortes d’ovins aux cornes enroulées qui leur fournissent viande, lait et laine, des oréanes à longue toison en général blanche, capables d’escalader les rochers grâce à leurs larges sabots terminés par deux onglons, qu’ils élèvent pour leur lait et utilisent pour tirer les charrettes et parfois comme monture, des cabires (autrefois appelées macabires), plus petites que les oréanes et à poils plus courts, qui donnent une chair de saveur douce et du lait dont on fait de délicieux fromages, et enfin quelques vernats, petits animaux dont le museau se termine par un groin, qu’ils engraissent avec tous les restes et dont la viande nourrissante se conserve bien, séchée ou salée.
Les Montagnards sont souvent grands, bruns et mats de peau et ont un accent un peu rauque et des intonations gutturales caractéristiques. Céliane, la cuisinière de la forteresse de Farstaff en est originaire ainsi que certains soldats de la garnison, en particulier Aranc, qui épousera Miranda, la fille de Céliane.

Ils chantent des complaintes mélancoliques et émouvantes, parlant d’amitié, de femmes aimées parties dans la vallée et des dangers de la montagne.

En 2014, alors que j’écrivais « Quatre années sur Énora », j’ai assisté à une soirée dans l’église de Saint-Pierre-des-Nids où les quatre chanteurs du « Chœur des hommes du bocage » interprétaient a capella des chants corses, occitans et basques... Je me suis retrouvée dans la grande salle à manger de la forteresse de Farstaff où les soldats se retrouvaient le soir et où les nouvelles recrues originaires des Montagnes Noires entonnaient pour leurs camarades des chants de leur région...

Les conditions de vie difficiles dans les Montagnes Noires ont une conséquence que la faée Anna découvre lors de l’expédition organisée dans le Garégan, région pauvre située dans les contreforts des Montagnes Noires, pour venger Fédérik, le frère ainé d’Alaric. Alors que partout sur Énora les couples cherchent à avoir le plus d’enfants possible car la mortalité infantile est importante et la population peu nombreuse, les femmes des Montagnes pratiquent une forme de contraception complètement ignorée – et condamnée – sur le reste du continent.

Elles utilisent la gravade (qui portait autrefois le nom d’antigravadicon), une plante aux fleurs bleu foncé, avec de drôles de feuilles et une odeur forte, qui ne pousse qu’en altitude et qui, en tisane ou en poudre, empêche de concevoir un enfant et le fait partir s’il est conçu. La jeune Raguène, fille du seigneur Alban des Ozières, l’explique à Anna, et Céliane le lui confirmera par la suite lors d’une discussion : « Dans les Montagnes Noires, la vie est plus rude qu’ailleurs. Si un enfant nait en automne ou en hiver, il est sûr de mourir. Si deux enfants naissent trop rapprochés, l’un des deux va mourir. Les femmes des Montagnes savent cela et elles savent quoi faire pour ne pas avoir d’enfant quand ce n’est pas le bon moment, mais elles n’en parlent pas. C’est une plante précieuse mais dangereuse ! Il y a bien des endroits sur Énora où on condamnerait une femme à mort si on savait qu’elle utilise une telle plante. »

Anna fera en sorte de s’en procurer et de partager cette connaissance avec ses sœurs faées, car la gravade pourrait rendre service à bien des femmes énoriennes.

Les hauteurs des Montagnes Noires sont le domaine des harps géants (autrefois appelés harpies géantes), gigantesques rapaces aux griffes aiguisées comme des poignards, au bec recourbé pouvant briser les os et ayant une peau épaisse les protégeant de la plupart des attaques. Leur long cou est recouvert de plumes blanches très courtes et à sa base, ils portent une sorte d’épais collier rouge qui les rend particulièrement effrayants. Ils sont capables d’enlever dans leurs serres une jeune oréane, un argal ou même un enfant, quand la faim ou leur trop grand nombre les pousse à descendre des sommets où ils vivent. L’époux et le fils de Céliane ont été tués par des harps et les soldats paristanais auront à les combattre...

On y trouve aussi des léopons (autrefois appelés léoponnicons), grands félins au pelage beige foncé marqué de fines rayures, dont le mâle possède des crocs gigantesques et recourbés. Ils se nourrissent d’argals ou d’oréanes sauvages mais attaquent parfois les fermes. Kériane, héroïne de « Au temps des seigneurs-guerriers », qui vit à Nakama, dans une vallée des Montagnes Noires, est amenée à en combattre un couple au début de ce roman.

Enfin, sur les hauteurs enneigées, vivent aussi de rares léopons des neiges, plus grand que leurs cousins et au pelage blanc tacheté de sombre, ce qui les rend presque invisibles sur la neige et les rochers.

De par leur altitude, leur étendue et les dangers qu’elles recèlent, les Montagnes Noires, jouent un rôle important sur Énora.

Si vous vous demandez pourquoi je cite souvent deux noms pour les animaux ou les plantes, cliquez sur le lien suivant pour aller sur ma page : La langue énorienne