Qu'est-ce que la fantasy ?

La fantasy est un genre littéraire appartenant à la littérature de l’imaginaire et présentant un ou plusieurs éléments surnaturels, le plus souvent liés à l’utilisation de la magie ou – ce qui est le cas dans mes romans – de pouvoirs parapsychologiques.  

 

Anne Besson, maitresse de conférence dans le domaine de la littérature générale et comparée à l’université d’Arras, spécialisée dans la SFFF (science-fiction/fantasy/fantastique) et aussi auteure – entre autres – du « Dictionnaire de la fantasy », a écrit en 2007 : « La fantasy, dans le sens large que lui donne le monde anglophone, oscille entre fantastique et science-fiction ». La palette est large ! Et la fantasy est un genre extrêmement vaste et varié !

 

On considère souvent Lord Dunsany (qui publie en 1924 « La fille du roi des elfes ») comme un des pères de la fantasy. De son nom complet Edward John Moreton Drax Plunkett, le baron Dunsany, né en Irlande en 1878 dans le château du XIIe siècle appartenant à sa famille, écrivait à la plume d’oie ! Cet immense écrivain de l’imaginaire a influencé de nombreux auteurs parmi lesquels Howard Phillips Lovecraft, Robert E. Howard, Clark Ashton Smith et beaucoup d’autres qui lui doivent beaucoup.

 

Les revues pulp (appelée ainsi parce qu’elles étaient imprimées sur du papier bon marché) apparues aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, et plus particulièrement Weird Tales qui parait entre 1923 et 1954, jouent un rôle important dans la diffusion de la fantasy, qui prend ensuite son essor avec J.R.R. Tolkien et « Le seigneur des anneaux ».
 

Une partie des ouvrages de fantasy sont plutôt axés sur un combat contre des forces du mal quelles qu’elles soient. On parle de « hight fantasy » quand le héros est accompagné dans cette lutte par un groupe (comme dans « Le seigneur des anneaux » de J.R.R. Tolkien) et d’ « heroic fantasy » quand il s’agit d’un héros solitaire (comme dans « Conan le Cimmérien » de Robert E. Howard). La « dark fantasy » quant à elle, propose des histoires à l’ambiance sombre, souvent oppressante et violente, où ce dualisme s’estompe et où le mal prend souvent le dessus.

On parle aussi de « fantasy médiévale », quand l’univers imaginaire comporte des thèmes rappelant le Moyen Âge, et quand la fantasy intègre des éléments de science-fiction, on l’appelle « space fantasy » ou « science fantasy ».

 

Citons également la « fantasy urbaine », la « fantasy mythique », la « fantasy humoristique », la « low fantasy » dans laquelle existe une communication entre le monde imaginaire et le monde réel (comme dans « Le monde de Narnia » de C.S. Lewis), la « fantasy arthurienne » (comme « Les dames du lac » de Marion Zimmer Bradley) et encore bien d’autres sous-genres... 

 

Comme je l’écrivais plus haut, la fantasy est un genre multiple et varié ! Et beaucoup de romans (c'est le cas des miens !) sont bien difficiles à classer.

Qu'est-ce que la « family fantasy » ?

Comme il est toutefois souvent nécessaire de se situer dans cet univers si varié de la fantasy, j'ai finalement trouvé que la catégorie correspondant le mieux à mes romans était celle de la « family fantasy ».

Ce terme a été inventé par Jean Van Hamme, le scénariste de la saga en bande dessinée Thorgal, et par son compère dessinateur Grzegorz Rosinski. Dans le chapitre « La genèse des Mondes » du hors-série sur « Les mondes de Thorgal », Rosinski explique que Jean Van Hamme et lui ont « imaginé un monde en mouvement, dans lequel les personnages principaux évoluent, vieillissent, éprouvent des émotions, etc. », ce qui est exactement ce que j'ai cherché à faire avec « Le cycle d'Énora ».

Le héros de la BD Thorgal n'est pas un héros solitaire, il a une famille et des personnages divers qui gravitent autour de lui. Ce qui est aussi le cas de mes personnages qui vieillissent, murissent au fil de leurs aventures, se marient, ont des enfants... Il était par ailleurs fondamental pour moi que les sentiments et les relations humaines et familiales aient autant d’importance que les aventures.

Toutes ces caractéristiques sont celle de la « family fantasy » telle que la définissent Van Hamme et Rosinski. Selon ce dernier, la charte des « Mondes de Thorgal » implique de « faire des scénarios qui mêlent à la fois un vrai suspense, une action, mais aussi une émotion et une dimension humaine ». Je ne sais si j'y parviens, mais c'est en tout cas toujours l'un de mes objectifs quand j'écris !

Je situe donc mes romans dans cette catégorie, sans prétendre bien sûr arriver à la cheville de ces artistes pour lesquels j'ai une immense admiration !

J'ajoute qu'un autre des mes objectifs en écrivant de la fantasy est de créer un univers dans lequel le lecteur puisse se projeter et où il se sente bien. J'espère de tout cœur que ce sera votre cas !