La forteresse de Farstaff

La forteresse de Farstaff avait été bâtie dans la région des collines prolongeant les Montagnes Noires, bien avant le début de l’ère des cinq royaumes, par un seigneur de la guerre au nom depuis longtemps oublié. Elle avait par la suite appartenu à un noble paristanais, vassal des Rois auprès de l’océan, avant de servir de garnison frontalière entre le Paristan et le Nalimastan.

Le rôle de cette garnison devint important quand le roi Caraben du Nalimastan entreprit d’agrandir son royaume, le plus petit des cinq, aux dépens de son puissant voisin. La région des collines, qui s’étendait des deux côtés de la frontière, fut son premier objectif. La situation s’aggrava encore quelques années plus tard avec l’arrivée au pouvoir de sa fille Albarande, rapidement surnommée « la reine folle », dont les troupes harcelaient sans cesse les villages frontaliers. Mais la puissante garnison paristanaise stationnée à Farstaff tenait en échec les mercenaires nalimastanais. Ceux-ci s’intéressaient d’ailleurs plus au butin qu’à la conquête du territoire autour de Farstaff, conquête qui aurait nécessité des forces autrement plus importantes que celles dont Albarande disposait. 
La forteresse était presque imprenable avec sa grande porte à pont-levis, tournée vers le nord, encastrée dans un large rempart surmonté d’une courtine et efficacement protégée par deux énormes tours d’angle, à l’est et à l’ouest.

Sur les trois autres côtés de la grande cour centrale se trouvaient tous les édifices nécessaires à la vie de la garnison : salles d’entrainement, armureries, réfectoires, celliers, cuisines, dortoirs, ocaperie, bergeries pour les argals et les cabires, bains, latrines, caves, réserves de bois… Les solides murs extérieurs, eux aussi surmontés d’une courtine crènelée, ne comportaient que de minuscules ouvertures. Dans la cour centrale sur laquelle donnaient tous les bâtiments, se trouvait un puits ne tarissait jamais et alimentait en eau toute la garnison.

Du côté sud, entourés par une muraille épaisse, s’étendaient les potagers et vergers de la citadelle, ce qui la rendait totalement autonome. Cinq fermes dépendaient également du château, où leurs habitants pouvaient rapidement trouver refuge. Enfin, une petite ville s’était construite du côté ouest, à l’abri de la forteresse.

J'ai toujours admiré le travail préparatoire du dessinateur de bandes dessinées François Bourgeon ("Les passagers du vent", "Les compagnons du crépuscule", "Le cycle de Cyann"...) qui fabrique des maquettes à l'échelle des lieux où se déroulent ses histoires !!!

Sans aller jusque là, je me suis très vite aperçue que, quand on écrit, il est très utile de faire des cartes et des plans pour bien situer les lieux où se déroule l'action. Cela permet de visualiser si les personnages doivent tourner à droite ou à gauche lorsqu'ils circulent dans une forteresse, ce qu'ils voient de leur fenêtre, comment ils passent d'une pièce à  l'autre... En plus d'éviter des incohérences, cela leur donne plus de réalité aux lieux et aux héros !

 

Voici le plan du rez-de-chaussée de la citadelle de Farstaff vers 511 de l'ère des cinq royaumes, au moment où Anna arrive dans la garnison pour devenir la formatrice faée d'Alaric (ce n'est qu'un outil de travail que je n'ai jamais pris le temps de mettre au propre, mais cela donne une idée) :

Et à l'étage, côté sud en 511 :

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