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Des caracs en Bolivie ?

Il y a plus de dix ans, quand j’ai commencé à écrire « Le cycle d’Énora », j’ai « inventé » un petit félin ocelé vivant à l’état sauvage sur la planète et quasiment impossible à apprivoiser. Je l’ai appelé carac (nom indifféremment utilisé pour les deux sexes), et ses petits, des caracous. Ils apparaissent de temps en temps dans mes romans. Avec les léopons et les léopons des neiges qui ressemblent un peu à des tigres à dents de sabre, ce sont les seuls félins existant sur Énora, où les canidés sont par ailleurs absents.

 

Dans « Quatre années sur Énora livre 1 », Céliane, la cuisinière en chef de la forteresse de Farstaff, recueille une petite femelle carac blessée et demande à Anna, la faée héroïne du roman, de la soigner. Je précise alors que ces petits félins ocellés sont difficiles à apprivoiser et que seule la jeune femme, qui en avait pris soin, pouvait la caresser sans se faire griffer.

Quelques années plus tard, dans « Le temps des réformes », on apprend que la petite femelle carac, que Céliane et Anna avaient recueillie autrefois, n’est un jour pas revenue d’une de ses escapades. Sa descendance peuple toutefois toujours la forteresse et, de génération en génération, les petits félins ocellés aux grands yeux tendres deviennent moins sauvages et plus affectueux avec les humains.

J'en parle d'ailleurs dans mon lexique des animaux d'Énora que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant : la faune énorienne

Et voilà qu’en septembre 2026, les réseaux sociaux sont envahis de photos d’un petit félin ocellé que l’on vient de découvrir en Bolivie. Baptisé Leopardus tilcayo, du nom que les indigènes lui ont donné, il a un pelage brun tacheté, mesure environ 45 centimètres de long, pèse moins lourd qu’un chat domestique moyen et la forme de ses taches et de sa queue ne correspond à celle d’aucune des espèces de félins sauvages connus. Son analyse génétique a confirmé qu’il s’agissait bien d’une nouvelle espèce.

Léopardus tilcayo : petit félin ocellé sauvage de Bolivie
Léopardus tilcayo : petit félin ocellé sauvage de Bolivie

Quand j’ai vu ces photos, j’ai sursauté ! Mince alors, la faune énorienne serait-elle en train de débarquer sur notre planète ? Il est vrai que j’ai souvent dit que je n’avais pas l’impression de « créer » l’univers énorien, mais de décrire dans mes livres un monde où il m’était donné d’aller en rêve ou en imagination...

Et voilà que douze ans après, je m’aperçois que les caracs existent… Et s'appellent des tilcayos.

J’espère simplement qu’on ne va pas découvrir dans les Andes des harps géants ou des léopons ! Ces animaux-là sont moins sympathiques que Léopardus tilcayo.

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